154 responsables religieux veulent mobiliser avant la COP 21

Ils ont lancé un appel à saisir « une occasion unique de contribuer au bien commun de l’Humanité » alors que des négociations internationales ont lieu actuellement pour préparer le sommet de la COP 21 qui aura lieu à Paris en décembre.


Plus de 150 responsables religieux du monde entier ont publié mardi 20 octobre en Allemagne, où se poursuivent les négociations sur le futur accord pour contenir le réchauffement climatique, un appel à saisir « une occasion unique de contribuer au bien commun de l’Humanité ».

La conférence de Paris sur le climat (COP21) « offre une occasion unique de contribuer au bien commun de l’Humanité », écrivent-ils en qualifiant le changement climatique de « menace réelle pour la vie ». « Nous appelons les gouvernements à s’engager à renforcer la résistance au changement climatique, à bannir progressivement les énergies fossiles et à ne plus émettre de gaz à effet de serre d’ici à 2050 », indiquent dans un communiqué les responsables chrétiens, bouddhistes et musulmans.

Les 154 signataires appellent aussi les pays riches à fournir « un soutien audacieux aux pays et populations moins riches en ressources et en compétences, en commençant par les plus vulnérables ».

L’appel a été formellement remis mardi 20 octobre à Bonn à Christina Figueres, la secrétaire générale de la Convention des Nations unies sur le climat, sous l’égide de laquelle se déroulent ces négociations internationales. Parmi les signataires figurent le pasteur norvégien Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des églises, l’archevêque Thabo Makgoba de l’Église anglicane d’Afrique du Sud, Mgr Pedro Barreto Jimeno de l’Église catholique péruvienne, l’imam Tayyib Mian (Norvège) et le Thaïlandais Sulak Sivaraksa, du réseau international des bouddhistes engagés.

Cet appel multiconfessionnel est un nouveau signe de la prise en compte des enjeux climatiques par les leaders religieux, très préoccupés par les impacts du réchauffement sur les plus pauvres.

En juin, le pape François a publié une encyclique sur le sujet, dans lequel il fustige l’emprise de la finance, des technologies et la société de consommation. Il considère aussi que les pays riches ont « une dette écologique » envers les pays en développement.

Le patriarche orthodoxe Bartholomeos plaide, lui aussi, pour une action à la hauteur des enjeux du réchauffement inédit de la planète.

Au mois d’août, des leaders religieux et des universitaires du monde musulman avaient fait entendre leur voix sur le sujet, à l’issue d’une rencontre à Istanbul. Dans une déclaration commune, ils invitaient tous les musulmans à se mobiliser en faveur de la lutte contre le réchauffement et les pays à aller « dès que possible » vers un futur sans émissions de gaz à effet de serre.

Source : www.la-croix.com