6 mars : 4ème centenaire de la fondation des Écoles Pies (pères Piaristes)

Les Écoles Pies dans l’Église. Paul V a signé le 6 mars 1617 le Bref « Ad ea per quae » par lequel il a établi dans l’Église, la Congrégation des Écoles Pies.


Le Pape a reconnu avec ce geste l’œuvre de Calasanz comme une réalité ecclésiale, octroyant le droit de cité à son engagement éducatif : la petite graine de l’école du Transtevère, dont Joseph de Calasanz a fait la première institution d’enseignement libre en Europe, avait germé pour devenir une famille religieuse liée par l’amour du Seigneur et des petits : la Congrégation Religieuse des Écoles Pies était née dans l’Église.

Calasanz s’en souvient quelques années plus tard :

« L’Institut des Écoles Pies a été fondé dans le Transtevère, dans l’église de Sainte Dorothée, près de la Porte Septimiana, par certains membres laïcs de la Doctrine Chrétienne, dont un est encore vivant, Joseph de la Mère de Dieu, né à Peralta de la Sal, diocèse d’Urgell et Royaume d’Aragon et, étant donné que, dans un premier temps, on enseignait aussi bien les riches que les pauvres, le susdit Joseph a obtenu de faire une école seulement pour les pauvres, qui ne trouvent pas quelqu’un pour leur enseigner les rudiments.
(...) S. Sainteté le Pape Paul V, d’heureuse mémoire, a érigé une nouvelle
Congrégation des Pauvres de la Mère de Dieu des écoles Pies, avec des vœux simples d’obéissance, de pauvreté et de chasteté, en nommant Supérieur de celle-ci le P. Joseph de la Mère de Dieu, par le Bref Apostolique du 6 mars 1617, et en prescrivant deux années de noviciat avec d’autres conditions qu’il contient.
Le 25 mars de la même année, le cardinal Giustiniani a payé l’habit qu’ils utilisent aujourd’hui, pour 15 personnes et il a voulu être lui-même, dans la chapelle de son palais, à le mettre au Père Joseph, qui, à son tour dans l’oratoire des écoles l’a mis aux autres 14 »
(Saint Joseph de Calasanz. Rapport sur les Écoles Pies. 1623)

C’est par l’approbation de l’Église du nouveau charisme, que nous sommes reconnus comme religieux pour éduquer les enfants pauvres, et donc la Congrégation des Écoles Pies est créée, comme la première institution religieuse dans l’Église, dédiée exclusivement à l’éducation, il y a 400 ans.

Le premier point du Bref traite des trois Vœux simples et décrit en détail la nature et le contenu de la pauvreté de la nouvelle Congrégation.
Le deuxième point impose l’éducation gratuite ; le Bref indique seulement que les Écoles Pies doivent être ouvertes avant tout aux enfants pauvres.
Le troisième point interdit la création de nouvelles maisons sans écoles, à l’exception des noviciats.
Le quatrième point du Bref donne au Préfet des Écoles Pies et sa Curie le droit et la faculté d’élaborer de nouvelles Constitutions.

Le début de la Congrégation Pauline marque le début de l’expansion des Écoles
Pies. Il y a 400 ans, l’Église accueillait l’école calasanctienne comme un don de l’esprit de Jésus, en même temps qu’elle l’envoyait pour vivre selon la vocation reçue :
• Dans le don total de Dieu, très aimé.
• Au service des enfants, dans une école nouvelle, ouverte et accessible à tous.
• Avec les pauvres, petits et plus nécessiteux, bénéficiaires privilégiés de l’Évangile de Jésus.
• Dans une synthèse réussie de piété et lettres, promouvant le développement intégral de la personne.
• Avec une vie dans la pauvreté, simplicité, humilité et amour généreux, à l’image de Marie, Mère de Dieu.
• Unis en communauté, convoqués par la même vocation calasanctienne

Source : http://scolopi.org