Découvrir la richesse des personnes consacrées parmi nous


Dans le cadre de l’Année de la vie consacrée décrétée par le pape François, le P. Guillaume de Menthière, délégué de l’archevêque pour la vie religieuse féminine, et Mgr Michel Golfier, en charge des vierges consacrées et des Instituts séculiers, lancent quelques initiatives pour mieux faire connaître les personnes consacrées.

 

P. N.-D. – Quelles sont vos propositions pour l’Année de la vie consacrée ?

P. Guillaume de Menthière – Dimanche 1er février, chaque paroissien sera invité à prier personnellement pour l’une des 2 000 personnes consacrées du diocèse : religieuses, frères, vierges consacrées, etc. Pour cela, nous sommes en train de collecter leurs noms, qui seront ensuite répartis dans plus de 100 paroisses de Paris. Les paroissiens piocheront à la fin de la messe parmi une vingtaine de noms, celui pour qui ils seront appelés à prier. Puis, le 2 février, Journée mondiale de la vie consacrée et fête de la Présentation de Jésus au Temple, une grande messe aura lieu à N.-D. de Paris avec tous les consacrés du diocèse. Enfin, il y aura une journée « portes ouvertes » samedi 21 novembre, jour de la Présentation de la Vierge. Savez-vous qu’il y a par exemple 127 communautés religieuses féminines à Paris ? Certaines communautés vivent en HLM à trois ou quatre sœurs !

 

P. N.-D. – Quel est l’objectif poursuivi ?

G. de M. – Il est double. Le pape François souhaite que l’Église redécouvre la richesse de la vie consacrée. Jean-Paul II insistait sur le fait que la vie consacrée ne peut faire défaut à l’Église. Indépendamment de ce qu’elles font, les personnes consacrées, par leur consécration même, expriment ce qu’est profondément l’Église. Par le don de leur vie, et par les trois vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, elles témoignent de la radicalité de l’Évangile. Le deuxième objectif est d’inverser le mouvement : les personnes consacrées prient pour nous toute l’année. À notre tour de prier pour elles et de leur faire sentir l’affection du peuple chrétien en se réjouissant avec elles.

 

P. N.-D. – Les personnes consacrées auraient-elles besoin de l’expression de l’affection de l’Église ?

 

G. de M. – Bien sûr. Nous manquons souvent de délicatesse envers les personnes consacrées qui peuvent souffrir d’un certain manque de reconnaissance ou avoir le sentiment qu’on ne s’occupe pas d’elles. Certaines communautés vieillissent, peinent à se renouveler, ce qui est source de souffrance. Une estime renouvelée de la vie religieuse aidera certainement à ce que fleurissent des vocations. Or il me semble que la vitalité d’une Église se mesure aussi au nombre de vocations religieuses féminines. • Propos recueillis par Pauline Quillon