Des signes d’espérance dans la vie consacrée...

Conclusion de l’intervention du Cardinal Braz de Aviz...



Mgr Braz de Aviz - AG Corref Lourdes nov ; 2016 par corref

L’Année de la vie consacrée, vécue à l’enseigne du regard du Concile Vatican II sur la vie consacrée, a marqué, en particulier pour les charismes historiques de l’ « Ordo virginum », des Instituts séculiers, des Instituts religieux et des Sociétés de vie apostolique, la possibilité d’un nouveau départ.
Et de fait, nous voyons des signes d’espérance dans la vie consacrée aujourd’hui. Déjà, nous ne voyons plus, comme c’était le cas il y a peu, apprendre et pratiquer l’ « ars moriendi », comme si la mort d’un charisme dans l’Eglise était le résultat de notre décision et non de Dieu, qui l’a créé et donné.
Nous sommes en chemin pour réaliser cette réforme, au centre de laquelle se trouve le retour à l’expérience fondatrice de la relation personnelle avec Jésus qui, avec son regard d’amour, nous a choisis. Aujourd’hui, il est nécessaire de réajuster notre boussole dans cette direction et ensuite de reprendre les chemins de la vie fraternelle en communauté, de la formation continue et initiale, de la mission comme témoignage transparent du Seigneur, en renouvelant l’expérience des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance.
Tout cela exige cependant des consacrés un changement de mentalité pour réaliser la réforme de la vie consacrée, qui est un retour à la forme de Jésus, en dialogue avec nos fondateurs et fondatrices, dans l’attention aux défis et nécessités d’aujourd’hui.
Pour cela, nous sommes les premiers appelés par le Pape François pour expérimenter le chemin de la synodalité, le retour à la vérité faite dans la charité et au dialogue comme voie de l’évangélisation.
Il faut aussi de notre part une disponibilité à sortir de nos sécurités fondées souvent sur une spiritualité trop individuelle, pour risquer avec tous, dans l’Eglise, la construction d’une spiritualité trinitaire, fondement d’une anthropologie trinitaire.
Cela implique pour chacun de nous aujourd’hui la construction de relations interpersonnelles que l’amour fera s’appuyer sur la mesure de se vider de soi-même, comme Dieu dans l’incarnation du Verbe et dans sa passion et sa mort, afin de ressusciter avec Lui et en Lui.
Merci à tous.