Ebola : la lutte continue


13 Novembre 2014

Les frères hospitaliers de Saint Jean de Dieu continuent leur lutte contre le virus Ebola et ont plus que jamais besoin de votre aide !

Les frères de l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu ont exprimé leur reconnaissance, au cours de la dernière assemblée des supérieurs majeurs à Rome, pour les multiples soutiens reçus à l’occasion du décès de 4 de leurs membres et de 15 collaborateurs laïcs en Sierra Leone et au Liberia, en août et septembre derniers.
Les frères hospitaliers continuent de chercher des réponses adéquates pour rouvrir leurs 2 hôpitaux, toujours fermés. Trois frères se sont déjà portés volontaires pour reconstituer la communauté de Monrovia, décimée par le virus. Mais d’autres conditions sont à réunir, parmi lesquelles celle de pouvoir compter sur une politique sanitaire des états concernés, qui soit plus sécuritaire. Il faut aussi aussi procéder à la décontamination des hôpitaux et rassurer les populations locales en leur permettant de revenir sans crainte dans les hôpitaux pour se faire soigner. Car le côté dramatique de la situation actuelle est non seulement celle ces personnes infectées par le virus Ebola, mais aussi celle de tant de personnes malades qui auraient besoin de soins, d’être hospitalisées pour être opérées ou même tout simplement pour les femmes pour pouvoir accoucher dans de bonnes conditions et qui ne le peuvent pas du fait de la fermeture des structures hospitalières et par peur de contracter Ebola au contact d’autres malades.

L’Ordre hospitalier assure par ailleurs le salaire des personnels des deux hôpitaux fermés afin qu’à un drame sanitaire ne s’ajoute pas une misère sociale. A ce jour, le siège de l’Ordre à Rome a reçu 1.091.141,97 €, lui permettant jusqu’à aujourd’hui de faire face à la situation. Toutefois si celle-ci ne s’améliore pas, cette somme restera bien en-deçà de ce qui sera nécessaire.

Actuellement, 7 frères de la communauté de Lunsar en Sierra-Leone, bien que ne pouvant pas exercer comme soignants du fait de la fermeture de l’hôpital, portent secours aux personnes mises en quarantaine du virus Ebola. Souvent ces personnes sont exclues de leur milieu familial et/ou social et ne bénéficient plus de l’aide de leur entourage pour pouvoir se nourrir. Les frères hospitaliers ont donc constitué une banque alimentaire et tandis que certains d’entre eux distribuent des paniers repas et de l’eau, les autres se préoccupent de constituer et de gérer les stocks, tandis que d’autres encore se sont chargés de parcourir les quartiers de la ville pour recenser et rassembler les personnes rejetées pour cause de mise en quarantaine.

Outre sa volonté de pouvoir rouvrir ses hôpitaux fermés, l’Ordre hospitalier a pris également des mesures de protection pour les autres hôpitaux généraux qu’il gère dans les pays limitrophes tels qu’au Sénégal, au Togo et au Bénin. Des containers de tenues de protection (masques, lunettes, gants, tabliers, cagoules, bottes…) et de produits sanitaires et d’hygiène ont été expédiés dans ces différents hôpitaux. Les personnels sont actuellement formés et informés sur le mode de propagation du virus, les moyens de se protéger et les soins à porter aux personnes infectées. Des chambres ont d’ores et déjà été préparées et aménagées pour faire face à l’épidémie pour le cas où Ebola franchirait les frontières.

"Nous rendons grâce au Seigneur de tout ce qui a déjà pu être fait grâce aux dons reçus, souligne Frère Alain-Samuel Jeancler, supérieur provincial de France, et le prions avec ferveur pour qu’Ebola redevienne la rivière tranquille qu’elle était à l’origine avant d’être associée à ce terrible virus qui décime les populations, fragilise les professions de santé et dénature la relation du soin enfermant le malade dans sa fièvre hémorragique pour mieux s’en protéger soi-même."

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