Emmanuelle G., religieuse de N.D de Charité du Bon Pasteur : à l’écoute des personnes en précarité (3/4)

Les 1er, 2 et 3 mai 2015, ils faisaient partie des 700 jeunes religieux et religieuses qui ont participé en région parisienne au rassemblement « Brother & Sister Act II ». Issus du monde populaire ou/et investis dans des quartiers marqués par la précarité et le cosmopolitisme, ils vivent avec discrétion mais passion leur mission d’annonce que Dieu aime tout homme. Par Chantal Joly


Dans l’immeuble de Toulon où elle habite en communauté, Emmanuelle, 45 ans, vit à plein la motivation qui l’a fait rentrer dans la Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur : « pouvoir aider par sa disponibilité et son écoute » des personnes en difficulté. Comme elle le fait également en assurant le secrétariat diocésain de la Pastorale de la santé ou lors de sa permanence un après-midi par semaine, au centre-ville, dans la chapelle Sainte-Rita du centre des Maristes.
Dans le quartier Saint-Jean du Var de Toulon où la population cumule les difficultés d’être d’origine étrangère et /ou en précarité, l’immeuble « Providence » abrite le Centre de ressources de l’Union Diaconale du Var, l’accueil de jour de l’association « Les Amis de Jéricho » et 59 logements sociaux (dont 5 réservés à des prêtres). La petite communauté des Sœurs (deux en âge de travailler et deux âgées de plus de 75 ans mais bénévoles actives) sert de médiatrice entre les habitants, les commerçants et les sans- abri reçus à Jéricho et se veut « une oreille attentive et sans jugement » -et souvent lieu d’accueil- pour ses voisins dans l’épreuve. Une mission qui va au-delà des murs dans la mesure où, grâce à l’une d’elles, syrienne, les Sœurs assurent un suivi administratif et amical de familles d’Irak ou de Syrie à l’échelle de toute la ville. Autre engagement communautaire : participer aux rencontres fraternelles de la Fraternité Saint Laurent et aux temps de détente de la Diaconie avec les personnes dans l’épreuve et celles qui les accompagnent. « Ces tissages de liens gratuits et naturels, et les joies qui s’en dégagent font qu’on reçoit mutuellement beaucoup », témoigne Emmanuelle. Elle s’est réjouie de pouvoir « partager cet esprit qui lui tient beaucoup à cœur » aux autres Sœurs de moins de 60 ans de sa Congrégation venues en avril dernier lors d’une rencontre à Toulon et non à la Maison-Mère d’Angers, exceptionnellement.

Source : http://www.eglise.catholique.fr