Faire des études ?


Retour sur les bancs de l’école... pour 7 petites sœurs de Jésus de Charles de Foucauld 

Temps d’étude et de rencontres.  
Se remettre à l’étude, après plusieurs années dans une insertion de fraternité
et souvent la pratique d’un travail manuel, c’est comme un défi. Pourtant n’est-il pas vital de nourrir ce quotidien par la Parole de Dieu écoutée, expliquée, étudiée, méditée ? Et, si cette formation se poursuit tout au long de la vie, il reste nécessaire de lui accorder des espaces privilégiés. C’est pour cela que Chiara, Caterina et katia : Italiennes, Myriam, Ulrike et Marianna : Allemandes, Claire : Française, ont repris ensemble le chemin de l’étude à la faculté de Théologie d’Angers. Mais alors, pourquoi ne pas suivre ces études dans son pays, dans sa langue propre ? Complication surajoutée au défi ? Ou simple cohérence à saisir toutes les opportunités qui permettent le réel d’une fraternité internationale ?

Le temps des découvertes
A la fraternité
"Nous sommes sept Petites Sœurs, sept caractères différents, sept histoires de vie… et nous essayons de vivre ensemble, de construire notre quotidien, de nous réjouir de notre diversité. Cela commence avec le français parlé comme langue maternelle, couramment, ou d’une manière artistique, créative avec tant de nuances possibles, comme des touches d’allemand et d’italien... Et avec la cuisine c’est pareil."

A la faculté
"Les étudiants forment un groupe bien coloré, composé de personnes de toutes générations, de tous pays. Autour de la table de midi, dans les amphis... les possibilités pour discuter ne nous manquent pas et nous apprécions les multiples rencontres petites ou grandes qui nous donnent le goût d’une vie internationale. Petit à petit aussi la porte de notre fraternité s’ouvre pour nos co-étudiants."

Parenthèse de société ?
Un temps d’étude peut aussi apporter un autre regard sur les questions de société et du monde.

"La réalité actuelle de nos sociétés, les enjeux internationaux nous habitent. Notre université catholique nous apporte des informations, organise des débats sur les différents sujets.
Chacun de nous a la responsabilité de se confronter avec les questions urgentes de notre temps, de s’informer, d’être en dialogue avec tous ceux qui sont concernés, de scruter l’Écriture, d’éduquer la conscience, de prendre position…"

Poursuivre la route
Après la coupure de l’été qui a vu la dispersion des étudiantes, l’école reprend ! L’organisation, les découvertes de la première année, laissent place à l’approfondissement tant sur le plan des études que dans la vie relationnelle du groupe des étudiants. "Il nous est donné cette année une plus grande liberté : à chacune de choisir les cours qui peuvent la nourrir et faire avancer son chemin de foi et de vie. A chacune aussi de se limiter, d’oser des temps moins « remplis », pour apprendre à mieux goûter et pour soigner la vie."

En lien avec une réalité locale et écclésiale
"Dès le début nous avons cherché le contact avec l’Eglise d’Anjou. Ainsi notre première expédition à vélo nous a conduites au sanctuaire "Notre Dame de Béhuard", un joli petit lieu de pèlerinage sur une île dans la Loire. Depuis, des engagements divers se sont développés : avec la communauté du Chemin Neuf, l’aumônerie d’étudiants, le groupe récent CoExister(*), l’ACAT(*) et tout simplement notre paroisse. Ce qui nous réjouit aussi ce sont toutes les amitiés dues, depuis longue date, à la présence des petites sœurs ici à Angers : Monique, Chantal, des amis divers si attentifs, la communauté des Servantes des Pauvres, Fabrice…"

Libérer deux années !
Le temps du partage...
"Pour nous permettre d’approfondir notre foi, de la nourrir, les fraternités du monde entier prennent en charge la partie financière de ces années de formation. Nous sommes aussi étonnées et reconnaissantes des soutiens variés et imaginatifs provenant de divers côtés."

...et de nos participations
"A cela nous voulons apporter nos possibles c’est ainsi que :
  • Marianna, qui accompagne notre groupe, a trouvé un petit emploi de ménage.
  • Claire et Katia ont effectué un travail saisonnier pendant l’été en Italie, 
  • Dorothéa fait de l’artisanat de terre cuite. Travail pratiqué en silence ou parfois en réécoutant un cours.
    Un week-end de l’Avent, nous présentions les fruits de ce travail au marché de Noël des monastères. Le sourire du petit Jésus de la crèche a charmé pas mal de personnes. Alors ce qui semblait être du commerce est devenu le lieu de beaucoup de conversations et de très belles rencontres."

Cinquième paragraphe
"Dans quelques mois, nous achèverons ce temps des études, nous allons nous quitter et poursuivre le chemin, habitées par la gratitude de tout ce que nous avons vécu, reçu ici, pour toutes les rencontres et par le goût de l’au revoir. Nous sommes et restons des pèlerins !"

"La foi grandit quand elle est vécue comme expérience d’un amour reçu et quand elle est partagée dans la joie » (Benoit XVI)

Source : http://petitessoeursjesus.catholique.fr/actupage/actu14/etudiantes/etudes.html