Frère Alois, prieur de Taizé : "Frères et sœurs, vivre ensemble la réconciliation comme une tâche"


Lorsque, en février, j’ai reçu l’invitation du cher frère Jean-Pierre à vous rejoindre aujourd’hui, je lui ai répondu que je ne pouvais pas dire non à un appel si fraternel, mais que j’étais un peu gêné car j’ai été amené à bien des reprises à m’exprimer sur la réconciliation, et je n’ai pas toujours quelque chose de neuf à dire. Alors je crains que certains s’ennuient à m’entendre aborder, encore une fois, les même questions.

Le frère m’a encouragé à venir quand même. Et je suis heureux d’être parmi vous.

Il est vrai que la réconciliation est le thème de méditation qui peut-être m’est le plus cher, car il est au centre de notre vocation à Taizé. Vous m’avez proposé de parler de la réconciliation comme une tâche. J’essaierai de le faire mais, à vrai dire, je préfère voir la réconciliation d’abord comme un don, et c’est par là que je commence.

La réconciliation reçue comme un don

La paix et la réconciliation viennent de Dieu. Nous devons d’abord les recevoir pour pouvoir les transmettre. Je me rappelle comment frère Roger nous invitait à accueillir la réconciliation accomplie en nous par Dieu, à laisser la compassion de Dieu apaiser nos blessures. Il savait combien le cœur humain est habité de mouvements contradictoires où se mêlent amour et violence, ouverture et égocentrisme… Il nous a appris à ne pas avoir peur de ces blessures souvent issues de l’enfance. Il aimait citer ces paroles de la première lettre de saint Jean : « Si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur. » (I Jn 3, 20)

(lire la suite en document joint)

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AG Corref 2016 - Intervention de Frère Aloïs par corref