L’union des deux provinces salésiennes : une vie qui circule

Le 5 août a eu lieu officiellement l’union des deux provinces des soeurs salésiennes de Don Bosco. Geneviève Pelsser a été nommée provinciale, Marie-Agnès Chetcuti, sa vicaire. A cette occasion, Mère Yvonne Reungoat a fêté ses 50 ans de vie religieuse, d’autres soeurs leur jubilé, et Anne a prononcé ses voeux. Notre Dame des Nations, entre nouveauté ou continuité ? Bénédicte Pitti, qui a accompagné cette union pendant plus d’une année livre ses impressions.


Don Bosco Aujourd’hui : Comment la réunion des deux provinces a-t-elle été préparée ?
Bénédicte Pitti :
Dans le cadre de la « Réflexion Europe » menée par l’Institut, nous nous sommes demandées : unir nos forces ne nous aiderait-il pas à revitaliser le charisme salésien dans notre région d’Europe ? Dès décembre 2010, les conseillères des deux provinces ont commencé à partager en profondeur sur leur vocation salésienne et, petit à petit, sur une union éventuelle des provinces. On a pris le temps et on s’est fait aider dans le discernement afin de bien préparer ce passage et d’impliquer toutes les sœurs.

DBA : Avez-vous des anecdotes ?
Bénédicte Pitti :
Les sœurs ont en général très bien accueilli le projet de l’union. Depuis tant d’années, beaucoup vivaient déjà des choses ensemble au niveau de la formation, du Vidès, de la pastorale... Mais j’entends encore un dialogue entre deux sœurs aînées : « Tu dois être disponible. Si on t’envoie à la maison de repos de Paris, tu devras y aller, ma chère ! » L’autre lui répondit : « J’en viendrais bien à souhaiter une petite maladie de l’esprit pour ne pas me rendre compte que je ne mourrai pas en Belgique ! »

DBA : Quels bénéfices attendez-vous pour la Province ?
Bénédicte Pitti :
Une vie qui circule encore plus que maintenant ! La province est pleine de vitalité, mais de plus nombreux changements de sœurs entre la France, la Belgique et la Tunisie et plus de rencontres et d’échanges avec et entre nos collaborateurs de ces trois pays ne pourront qu’apporter du sang neuf, de nouvelles manières de penser et de faire, encore plus de vie. Elargir l’espace de notre tente, élargir nos horizons, comme nous y invite notre Chapitre général, ne peut être que bénéfique.

DBA : Pourquoi ce nom : Notre-Dame des Nations ?
Bénédicte Pitti :
Les salésiennes qui composent la nouvelle province sont Françaises et Belges certes, mais plusieurs viennent aussi de Suisse, Italie, Espagne, Pologne, Congo RDC et Congo Brazzaville, Mozambique, Vietnam, Inde, Liban, etc. Quant aux jeunes qui vivent dans nos maisons et avec qui nous travaillons, ils viennent, eux aussi, des quatre coins du monde ! Etre sous la protection de Notre-Dame des Nations a beaucoup de sens pour nous.

Bénédicte Pitti
Salésienne de Don Bosco
13 août 2015

http://www.don-bosco.net/