La vie consacrée est « une gifle à la mondanité spirituelle » (Zenit)

Rencontre avec les prêtres, les religieux, les séminaristes et les diacres de Bologne


« Je vous remercie de votre témoignage… la vie consacrée est une gifle à la mondanité spirituelle. Continuez ! » C’est la conclusion du discours que le pape a improvisé devant les prêtres, les religieux, les séminaristes et les diacres permanents du diocèse de Bologne (Italie), le 1er octobre 2017.

Depuis la cathédrale San Pietro de la ville, à l’occasion de sa visite pastorale dans le diocèse, le pape a recommandé aux prêtres de vivre « une expérience d’appartenance » au diocèse pour ne pas devenir « trop ‘individuels’, trop seuls, avec le danger de devenir inféconds, nerveux… ». Il a aussi exhorté à « la transparence chrétienne… le courage de parler de tout ».

Sans être « un populiste », le pasteur doit « discuter avec la réalité d’un peuple ». Il s’agit notamment de ne pas laisser les églises « fermées » : « ce n’est pas un bureau de syndicat… C’est le lieu où tu viens adorer le Seigneur. Mais si un fidèle veut adorer le Seigneur et trouve la porte fermée, où va-t-il le faire ? »

Au fil de son discours prononcé d’abondance de cœur, le pape a fustigé les « arrivistes » qui pensent « le service presbytéral comme une carrière ecclésiastique… Les arrivistes font tant de mal … parce qu’ils sont en communauté » mais ils cherchent à « avancer de leur côté ».

S’adressant aux consacrés, il a mis en garde contre « la psychologie de la survie » qui revient à « attendre la voiture funéraire… C’est une attitude de défaite … qui conduit à un manque de pauvreté ». Et le pape de critiquer la tentation de « chercher la sécurité dans l’argent », « la route la plus adaptée pour aller à la mort ». « Quand les biens matériels d’un institut religieux s’écroulent, je dis ‘merci Seigneur’ », a-t-il lancé sous les applaudissements.

Il ne faut pas non plus chercher la sécurité dans « les vocations » : « La psychologie de la survie te conduit à vivre mondainement, avec des espérances mondaines, et non à se mettre sur le chemin de l’espérance divine, l’espérance de Dieu. »

Source : https://fr.zenit.org

Consacrés, cathédrale San Pietro, Bologne © L’Osservatore Romano