« Le temps de quelques jours », auprès des moniales de l’abbaye de Bonneval (documentaire)


Pour réaliser ce magnifique documentaire, Nicolas Gayraud a installé sa caméra dans l’abbaye cistercienne de Bonneval. Il nous invite à méditer avec lui sur la vie de dépouillement qu’ont choisie les moniales, où le rire a toute sa place.

« C’est un film sur l’acceptation, le respect, la confiance, sur l’amour inconditionnel de soi, des autres, de Dieu » confiait Nicolas Gayraud, en juin dernier, à La Croix . « Les moniales de Bonneval vivent en bordure de la société. Pourtant, leur vie nous questionne sur notre manière d’appréhender la vie. Et il y a dans leur choix de vie beaucoup d’éléments de réponses. Pourtant, ce qui m’a profondément touché, c’est qu’elles n’imposent rien. Elles proposent ». Ces propos en disent long sur la valeur personnelle de l’aventure vécue par le jeune cinéaste.

30 moniales, de 26 à 96 ans

L’idée de faire un film sur l’abbaye de Notre Dame de Bonneval lui avait été soufflée par Daniel Escoulen, un ami journaliste, biographe et romancier, qui venait d’écrire un article sur Mère Michèle, abbesse de la communauté. À l’époque, cet Aveyronnais de 38 ans avait déjà réalisé plusieurs courts-métrages. Le temps de quelques jours devait être son premier long-métrage.

Pour le réaliser, il a longuement rencontré Mère Michèle, puis a su se faire accepter par la communauté qui comptait alors une trentaine de moniales cisterciennes trappistes, âgées de 26 à 96 ans. En 2007, il est revenu à l’abbaye de Bonneval à trois reprises, durant une semaine. Il a posé sa caméra, aussi longtemps qu’il le désirait, dans le cloître, le réfectoire, la salle du chapitre, l’église, le jardin et les prés qui entourent cette abbaye blottie sur le versant d’une vallée escarpée et sauvage, quelque part entre Espalion et Laguiole (Aveyron). Et il a suivi plus particulièrement cinq des moniales.

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Nous avons vu ce film un peu déroutés par le parti pris cinématographie et la manière dont la vie religieuse est présentée. Difficile de transmettre ce qui fait le coeur de notre vocation et de notre vie. On aurait aimé découvrir le Scriptorium où les soeurs passent beaucoup de temps, les voir en prière ou en réunion communautaire... les découvrir ensemble au-delà des belles figures que nous présentent Nicolas Gayraud. A chacun d’accueillir son regard et le lien personnel tissé avec les soeurs de Bonneval...