Les Instituts séculiers, « l’avant-poste » de l’Eglise dans la nouvelle évangélisation

Encouragement du pape François à l’Assemblée de la conférence mondiale.


Le pape François a appelé les membres d’Instituts séculiers à être « l’avant-poste de l’Eglise dans la nouvelle évangélisation ». Dans un message publié le 26 août 2016, à la conclusion de l’Assemblée générale de la Conférence mondiale des instituts séculiers (CMIS), le pape les a invités à apporter la grâce de Dieu dans l’histoire humaine.
« Le plus grand défi (…) est d’être écoles de sainteté », peut-on lire dans ce message transmis aux quelque 140 participants du monde entier par l’intermédiaire du cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin. Le pape y invite à faire une « synthèse renouvelée » entre « consécration et sécularité, entre action et contemplation ». Deux aspects qui ne doivent jamais être séparés ni subordonnés l’un à l’autre, insiste-t-il.

« On n’est pas d’abord laïcs et puis consacrés, ajoute-t-il, mais pas non plus d’abord consacrés et ensuite laïcs, on est à la fois laïcs et consacrés ». Et le pape de recommander « un discernement continuel, qui aide à faire l’équilibre ; une attitude qui aide à trouver Dieu dans toutes les choses ».

Le pape François exhorte aussi les laïcs consacrés des Instituts séculiers à ne pas vivre « de façon formaliste » et à conjuguer « les critères qui viennent ‘d’en-haut’, de la grâce de Dieu, et les critères qui viennent ‘d’en-bas’, de l’histoire humaine ». Il s’agit d’accepter « la complexité, la fragmentation et la précarité de notre temps » et en même temps d’« imaginer de nouvelles solutions, d’inventer des réponses inédites et plus adaptées aux nouvelles situations qui se présentent ».

Les Instituts séculiers, poursuit le pape, doivent être « un foyer allumé », témoignant « de la valeur de la fraternité et de l’amitié », face à l’humanité actuelle composée « de personnes qui ont perdu la foi ou qui vivent comme si Dieu n’existait pas, de jeunes sans valeurs et sans idéaux, de familles décomposées, de chômeurs, de personnes âgées seules, d’immigrés… ». Tous ces « visages croisés sur la route, en se rendant au travail ou en allant faire les courses », estime le pape, sont autant d’occasions « pour offrir une pause, encourager, donner espérance, apporter consolation ».

En conclusion, le pape François leur donne pour modèle la Vierge Marie, qui « menait une vie normale, semblable à celle de tant d’autres, et collaborait ainsi à l’œuvre de Dieu ».

Photo : Audience générale du 24 août 2016 © L’Osservatore Romano
Source : www.zenit.org