Mgr José Rodriguez Carballo, aux jeunes religieux et religieuses de France (2/05/2015) - notes


Mgr José Rodriguez Carballo,
secrétaire de la Congrégation des Instituts de vie consacrée
et les sociétés de vie apostolique

Aux jeunes religieux et religieuses de France,
réunis à Antony, le 2 mai 2015
 
(notes prises par une participante au rassemblement)
 
 

Je voudrais commencer en parlant brièvement des objectifs de l’année de la vie consacrée. Comme vous le savez bien ces objectifs ne sont pas originaux, nous les avons copiés. Mais le plus important quand on copie, c’est de copier quelqu’un qui sait plus que soi-même et, par honnêteté, de citer sa source : Jean Paul II.

Voici les trois objectifs que le pape a donnés pour le nouveau millénaire :

- Regarder le passé avec gratitude,

- Vivre le présent avec passion,

- Embrasser le futur avec espérance.

Nous voulons dire que la vie consacrée marche avec l’Église. Que nous ne sommes pas une Église parallèle. Nous sommes « église » qui marche et qui construit, avec l’Église. Sans jamais renoncer à la prophétie. Communion et prophétie doivent se donner la main dans la vie consacrée. Pas de communion sans prophétie.

 
1) Regarder la passé avec gratitude

Nous voulons vaincre la méfiance de certains sur notre passé. La vie consacrée a écrit une grande histoire. Mais nous voulons, et je le dis avec force, nous voulons vaincre la tentation de certains de rejeter Vatican II comme cause de tous les maux dont souffre la vie consacrée aujourd’hui.

Avec cet objectif nous voulons rendre grâce sur deux points :

- pour le don de la croix vocation et mission

- et le don de notre propre charisme.

La vocation n’est pas un poids mais une grâce. Le don du charisme n’est pas un accident de l’Esprit Saint. Nous voulons rendre grâce pour le don du concile Vatican II. Le concile est pour les consacrés la boussole pour entrer dans notre siècle. Le concile est une œuvre du Saint Esprit, selon le pape François. Pardonnez-moi une parenthèse. Si nous croyons et nous le croyons que l’Esprit a soufflé pendant le concile de Trente, nous ne pouvons douter qu’il a soufflé à Vatican II. Et plus encore au Vatican II parce que les Pères conciliaires étaient plus nombreux ! Je vous invite à vaincre la tentation qui vient du malin de rejeter le concile. J’insiste beaucoup sur ce point parce que nous sommes préoccupés par le fondamentalisme qui revient. Vatican II est point de départ obligatoire pour nous. Pour deux motifs : parce qu’il nous offre dans Lumen Gentium une clarification de la place de la vie consacrée dans l’Eglise et dans Perfectate Caritatis, il a indiqué le chemin de renouvellement.

(...)

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