Ouverture solennelle de la cause de béatification de Sr Françoise-Thérèse (Léonie Martin)


Jeudi 2 juillet 2015, à 9 heures 30

dans la chapelle du monastère de la Visitation
3 rue de l’Abbatiale à CAEN

Monseigneur Boulanger procèdera à l’ouverture du procès en vue de la béatification de
Sœur Françoise-Thérèse Martin

décédée en ce monastère le 17 juin 1941
la Messe sera célébrée à la suite
Vous êtes cordialement invités à venir vous unir
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Elle vaudra autant que ses sœurs
Ainsi se confirme la prédiction de sa tante religieuse visitandine, sœur Marie-Dosithée (sœur ainée de Zélie Guérin-Martin, mère de sainte Thérèse et béatifiée avec son époux Louis le 19 octobre 2008) : « C’est une enfant difficile à élever et dont l’enfance ne donnera aucun agrément, mais je crois qu’ensuite, elle vaudra autant que ses sœurs. » En fait, elle « vaudra » même plus que Pauline, Marie et Céline, qui furent sans doute de bonnes religieuses, mais qu’il n’a jamais été question de béatifier.

Léonie l’ingouvernable
Léonie fut un peu le vilain petit canard de la famille Martin. Affublée d’une « certaine débilité intellectuelle » et de « déficiences physiques causées par une succession ininterrompue de maladies, qui avaient entravé sa croissance », la « pauvre Léonie » souffrait d’un complexe d’infériorité. Et ce, d’autant qu’elle était entourée de sœurs douées et faciles à élever (cf. Histoire d’une famille, du père Piat, éditions Téqui). À cela, il faut ajouter qu’elle pâtit de la mort de sa petite sœur Hélène, sa compagne de jeux, et qu’elle fut pendant de longues années sous l’emprise de Louise, une domestique déséquilibrée et brutale (ce dont sa mère Zélie se rendit compte seulement quelques mois avant sa mort). Résultat, Léonie était
« ingouvernable ».

Jamais Zélie ne désespéra
La pauvre enfant fut le « fagot d’épines » et la « croix bien lourde à porter » de sa mère (cf. Histoire d’une famille), qui écrivit qu’« elle était recouverte de défauts comme d’un manteau ». Elle s’inquiéta et fit beaucoup pour elle, sans jamais désespérer de la Providence, priant et offrant sans relâche à son intention, jusqu’à sa mort. Peu avant, elle déclara : « J’espère que la bonne semence sortira un jour de terre. Si je vois cela, je chanterai mon Nunc dimittis » (premiers mots du cantique d’action de grâces de Siméon, ndlr). Le 24 janvier, c’est toute la famille Martin qui a dû exulter au ciel ! Quant à Léonie, elle est la preuve ressuscitée que l’espérance des mères pour leurs enfants ne déçoit pas.

La petite voie de sa sœur Thérèse
Léonie, qui était attirée par la vie religieuse, fit plusieurs essais infructueux, avant d’entrer définitivement chez les visitandines de Caen, où elle resta de 1899 jusqu’à sa mort en 1941. Elle s’appliqua à vivre la petite voie de sa sœur Thérèse, morte en 1895 et béatifiée puis canonisée dès 1925 (et déclarée docteur de l’Église en 1997). La vie de Léonie peut se résumer à ces mots d’elle : « Ô mon Dieu, dans ma vie où Vous avez mis peu de ce qui brille, faites que comme Vous, j’aille aux valeurs authentiques, dédaignant les valeurs humaines pour estimer et ne vouloir que l’absolu, l’éternel, l’Amour de Dieu, à force d’Espérance ».

La (future) sainte des enfants difficiles
C’est après sa mort, à près de 80 ans, que la moins brillante des filles Martin se mit à briller : très rapidement, les lettres affluèrent du monde entier à la visitation de Caen, pour demander son intercession ou remercier des grâces obtenues en la priant. Si sainte Rita est la sainte des « causes désespérées », Léonie est (ou en tout cas sera peut-être) celle des « enfants difficiles », vers qui les parents se tournent quand ils ne savent plus à quel saint se vouer. Et dans ce domaine, il parait qu’elle fait des merveilles.

Source : http://www.aleteia.org

Prière pour obtenir des grâces par l’intercession de la Servante de Dieu, Léonie Martin (en document joint)