Pour le P. Theobald, les membres des Instituts séculiers doivent devenir experts en “conversation spirituelle”

30 janvier 2016, conférence du P. Christoph Theobald, sj, sur la consécration séculière


Pour clore l’Année de la vie consacrée, s’est tenue à Rome entre le 28 janvier et le 2 février 2016, une rencontre internationale des religieux et religieuses. À cette occasion, les 29 et 30 janvier 2016, le P. Christoph Theobald, sj, professeur au Centre Sèvres à Paris, a tenu deux conférences. La première intitulée « La vie consacrée dans l’Église. Fondement commun dans une diversité de formes et selon un processus historique ouvert » ; la seconde « La “consécration séculière” : une manière de vivre l’Évangile dans la société ». Pour cette dernière conférence, le P. Christoph Theobald s’est tourné vers l’Exhortation post-synodale Vita consecrata de Jean-Paul II « sur la vie consacrée et sa mission dans l’Église et dans le monde ». Exhortation qui invite notamment les membres des Instituts séculiers à « être levain de la sagesse et témoins de la grâce à l’intérieur de la vie culturelle, économique et politique ». Cependant, c’est sur l’expression « synthèse de la vie séculière et de la consécration qui leur est propre » utilisée au numéro 10 de Vita consecrata, expression qu’il juge surprenante et qui l’intrigue, que le P. Christoph Theobald a souhaité particulièrement réfléchir. Expression surprenante « parce qu’elle marie l’expérience de “consécration” que nous avons pris trop rapidement l’habitude de situer dans le domaine du “sacré” et la vie séculière au sein de nos sociétés où “sécularisation” rime immédiatement avec disparition de Dieu ou signifie, au contraire, l’utilisation de son nom à toutes sortes de fins, parfois des fins violentes. » Parler de « synthèse » entre vie séculière et consécration, a poursuivi le P. Christoph Theobald devant son auditoire, conduit « à situer l’enjeu de votre vie dans la mutation, voire la conversion de ces deux versants de votre existence… » Une conversion permanente qui n’est « réelle et féconde qu’en étant au diapason des urgences de nos sociétés ». Dans sa conclusion, le P. Christoph Theobald a évoqué « un moyen concret » de présence évangélique au sein de la société séculière, « la conversation spirituelle ». « Vous devriez en être les experts, a-t-il expliqué. Tout échange peut en effet devenir conversation “spirituelle”, à condition qu’il soit entamé dans un esprit d’absolue gratuité. »
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