Revue de presse : "Même très âgés, les religieux restent actifs auprès des plus fragiles"

Sortie du deuxième rapport « Église en périphérie »


Les congrégations religieuses catholiques (soeurs, frères...) gardent un "dynamisme" auprès des personnes les plus fragiles, des migrants aux prisonniers, malgré des effectifs très vieillissants et en baisse, selon une enquête rendue publique mardi par la Conférence des évêques de France (CEF).

La Conférences des religieux et religieuses de France (Corref) a analysé les réponses apportées par plus de 200 communautés d’hommes et de femmes pour nourrir l’étude, présentée dans le rapport annuel "Eglise en périphérie" de la CEF.

Faute de vocations suffisantes, les effectifs des religieux et religieuses, moines et moniales en France ont épousé la courbe fortement déclinante des prêtres diocésains, passant de plus de 60.000 en 1998 à moins de 30.000 aujourd’hui. Près de quatre religieux sur cinq sont des femmes.

L’étude publiée mardi témoigne "de l’âge et même du grand âge des religieux qui oeuvrent aux côtés des plus fragiles", puisque seules 35% des communautés ayant répondu à l’enquête ont au moins un membre de moins de 60 ans, et 30% d’entre elles n’en ont aucun de moins de 75 ans.

Mais malgré ce vieillissement et "la modestie des moyens utilisés", "les réponses témoignent d’un dynamisme de la vie religieuse" auprès des "sans voix, sans toit, sans reconnaissance", a souligné lors d’une conférence de presse la soeur Anne-Marie Grapton, secrétaire générale de la Corref.

Implantées en milieu urbain (69% d’entre elles) et singulièrement dans les cités et quartiers populaires (61%, notamment en barre HLM) mais aussi en rural (31%), les communautés religieuses interviennent, dans l’ordre, auprès des migrants (16%), des personnes âgées (15%), des malades (13%) ou encore des familles (10%), des détenus (10%) et des jeunes (8%).

"Un des récents ministres de l’Intérieur nous disait : +Donnez priorité aux soeurs dans les quartiers, elles sont facteurs de cohésion+", dit le père Pierre-Yves Pecqueux, secrétaire général adjoint de la CEF.

Les communautés n’ont cependant souvent plus les moyens humains et financiers d’agir seules. "Il faut donc trouver des chemins plus modestes : soutenir, épauler d’autres qui, à nos côtés, peuvent répondre" aux besoins, via des partenariats avec des associations chrétiennes ou non, indique dans le rapport la soeur Véronique Margron, présidente de la Corref.

Source : communiqué AFP

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