Sœur Julie, proche des plus petits

Sœur Julie, 31 ans, consacrée dans la Compagnie des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul a choisi de se mettre au service des plus petits.


« Le conseil provincial ne s’est pas trompé. Les quartiers populaires sont pour moi un terrain de vie ; un service des plus petits », commente Sœur Julie, 31 ans, consacrée dans la Compagnie des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul. En mission depuis 4 ans à Saint-Etienne-du-Rouvray, en banlieue de Rouen, un quartier à population majoritairement maghrébine et africaine que seule une route sépare d’un quartier franco-portugais, elle s’y sent « dans son univers. C’est cosmopolite, très simple, familial et fraternel ».
Originaire du Pas-de-Calais, un département frappé par la précarité, élevée de façon « très simple » par un papa boucher et une maman aide-maternelle, cette jeune Nordiste ne s’y sent pas dépaysée. D’autant moins que grâce à Saint Vincent de Paul, elle a « découvert un charisme ancré en elle depuis l’enfance : l’attirance vers le solitaire, le plus petit ». C’est elle qui, petite fille, a désiré aller au caté pour connaître ce que vivait ses copines après l’école. À 20 ans, alors qu’une séparation familiale douloureuse la déstabilise, on lui propose une responsabilité en pastorale jeunes pour le doyenné de Béthune. « La vocation est née à ce moment-là, dans le noir total. Le Seigneur s’est dit qu’il fallait me rattraper ». Lors d’un rassemblement, une Fille de la Charité l’intrigue : « Elle a toujours le sourire… ». L’étudiante en hôtellerie – qui « a rêvé et rêve toujours d’ouvrir un restaurant solidaire » – continue d’écrire à cette sœur, tout en prenant une chambre à Arras chez les Augustines, avant d’intégrer un groupe de discernement vocationnel de jeunes Vincentiens. Elle situe le départ de sa vocation sur un sentier forestier suivi en priant au cours d’une retraite à l’abbaye de Belval (62).
Attirée par la vie communautaire, Sœur Julie vit aujourd’hui avec trois compagnes. Leur lieu de mission est à quelques mètres, dans le local « Actipaul » où elles participent à l’aide aux devoirs, à l’Action Catholique des Enfants (ACE) et à « un vivre ensemble » avec les voisins. Sur Rouen, Sœur Julie est active auprès des personnes à la rue, via l’association SHMA (« Écoute » en hébreu). Elle est responsable du Catéchuménat dans sa paroisse. Clarinettiste et guitariste, elle se préserve du temps pour le groupe de jeunes qui anime les célébrations dans le doyenné. « La musique permet de rassembler beaucoup de monde et d’apaiser les cœurs ».

Source : http://www.eglise.catholique.fr/actualites/395137-soeur-julie-proche-des-plus-petits/ ]