Vivre le Carême : Appel des mouvements et services, membres du CCFD-Terre Solidaire


« Donnez-leur vous-mêmes à manger… Nous n’avons que cinq pains et deux poissons… Apportez-les-moi » (Mat 14.13-21)

Nous, mouvements de laïcs, instituts religieux, services d’Église, membres de la collégialité du CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la faim et pour le Développement) lançons un appel aux catholiques de France, dans ce temps de conversion et de partage qu’est le carême :

Plus que jamais, ensemble, mettons-nous au service de la solidarité internationale.

Cet appel s’inscrit dans la démarche Diaconia 2013, lancée par les évêques de France : le service du frère est intimement lié à la manière de vivre à la suite du Christ. Nous avons reçu avec joie le discours du Pape François sur la solidarité (Rencontre des mouvements populaires en octobre 2014 au Vatican) « Solidarité, c’est un mot qui signifie beaucoup plus que quelques actes de générosité sporadiques ».

Faisons un pas de plus sur ce chemin de fraternité !
À l’heure de la mondialisation, les interdépendances entre les différentes parties du monde nous appellent à multiplier les alliances et les partenariats. Agir sur les causes de pauvreté chez nous et dans le monde nous invite à interroger les systèmes qui provoquent de telles injustices et à proposer de nouvelles initiatives.

À l’heure de la prise de conscience des déséquilibres écologiques qu’entraîne notre modèle de développement occidental, il y a urgence à changer nos modes de vie et à pratiquer une heureuse sobriété. Il y a urgence aussi à mobiliser toutes les forces de la société contre ces déséquilibres écologiques (la conférence Paris Climat/COP 21 déc. 2015 sur les dérèglements climatiques).

À la suite de Jésus, l’Eglise affirme son option préférentielle pour les pauvres et nous pousse à passer d’une interdépendance subie à une mondialisation solidaire. « Une terre, un toit et un travail, ce pourquoi, vous luttez, sont des droits sacrés. Exiger cela n’est pas du tout étrange, c’est la doctrine sociale de l’Église. Car l’appel de Paul VI dans l’Encyclique Populorum Progressio en 1967 reste d’actualité : Les peuples de la faim interpellent de façon dramatique les peuples de l’opulence : aujourd’hui, ces peuples de la faim et de l’opulence sont répartis dans les différentes nations » (Pape François, rencontre des mouvements populaires en octobre 2014 au Vatican).

Nous, mouvements, instituts religieux et services d’Église, membres de la collégialité du CCFD-Terre Solidaire, réaffirmons avec force notre engagement en faveur de la solidarité internationale, ancré dans l’Évangile et l’enseignement social de l’Église.

Nous croyons à la force des projets de solidarité développés dans le respect des personnes, sans se substituer à elles et sans les dépouiller de leurs propres capacités. « Vivre ensemble » est possible, au-delà des différences culturelles, religieuses, au-delà même des conflits passés. Notre engagement pour la solidarité internationale peut devenir chemin d’Évangélisation pour nos contemporains et en particulier pour des jeunes qui retrouvent ainsi le goût d’une appartenance d’Église.

Le CCFD-Terre Solidaire créé il y a plus de cinquante ans à la demande des évêques de France et des mouvements d’action catholique, travaille à lutter contre les causes structurelles de la faim et des inégalités dans le monde. Il allie le soutien à des projets précis de développement dans les pays du sud, à des actions en France pour sensibiliser et pour convaincre les décideurs d’agir sur les causes du mal développement. Le CCFD-Terre Solidaire est signe, pour le monde et pour notre Église, et nous aide à porter la Bonne Nouvelle aux périphéries.

Source : http://ccfd-terresolidaire.org