2 février : Fête de la vie consacrée !

En cette journée mondiale de la vie consacrée, Sr Véronique Margron, la présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France rappelle le besoin de solidarité face à la crise.


Alors que la pandémie continue de frapper les populations dans le monde et que les mesures sanitaires isolent certains d’entre nous, nous célébrons en ce mardi 2 février la journée mondiale de la vie consacrée. Sœur Véronique Margron est présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France. Elle revient sur le besoin de solidarité et de vérité au sein de l’Église.

UNE CRISE SANITAIRE QUI SOULIGNE LE BESOIN DE SOLIDARITÉ
C’est une crise sanitaire que les religieux et religieuses vivent comme tout un chacun, c’est-à-dire comme ils peuvent, explique Véronique Margron. Toutefois, celle qui est sœur dominicaine admet que "la plupart des religieux et religieuses en France sont dans des conditions plus favorables de la population car nous vivons ensemble. Nous avons cette habitude-là parce que cette attention mutuelle est constitutive de notre mode de vie".

"Nous pouvons par la foi rejoindre celles et ceux qui sont dans une position plus douloureuse, affirme Véronique Margron. Pour être solidaire de tous, il faut être solidaire de quelqu’un, sinon c’est du discours."

LA VIE CONSACRÉE, LA MANIFESTATION D’UNE ATTENTION POUR LE MONDE
Être religieux, "profondément, ça ne sert à rien car ce n’est pas fait pour servir le monde", affirme la présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, qui "ose espérer que ça a son sens et sa fécondité".

"Pour moi, la vie consacrée c’est la manifestation d’un amour pour Dieu et un respect, une attention pour le monde. C’est tout cela à la fois. Tout chrétien est un chemin vers Dieu, est là pour être un visage de la Bonne nouvelle à sa façon", ajoute la sœur dominicaine, consciente des dérives qui obligent l’Église à une forme de modestie.

ALLER AU BOUT DE LA VÉRITÉ SUR LES ABUS SEXUELS
Sur ces dérives, et plus particulièrement les abus sexuels, Véronique Margron travaille avec la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (CIASE) dirigée par Jean-Marc Sauvé et dont le rapport devrait être rendu à l’automne. "Nous essayons les uns et les autres d’avancer sur la question du suivi des auteurs, la prévention, la question de ’qu’est-ce que ça veut dire pour une institution de tenter de réparer l’irréparable’", explique Véronique Margron.

Pour la sœur dominicaine, "le problème c’est d’aller au bout de la vérité parce que l’Église ne se relèvera vraiment que si elle fait ce travail là". Plus encore, "la question est que les personnes qui veulent nous rejoindre le fasse en connaissance de cause et dans une institution religieuse plus en vérité", conclut Véronique Margron.

Source : https://rcf.fr/la-matinale