22 avril 2018 : Journée mondiale de prière pour les vocations

3 conseils d’Adrien Candiard pour trouver sa vocation


1. Cueillez le fruit quand il est mûr
« Une vocation, c’est comme un fruit, qu’il ne faut cueillir ni trop tôt, ni trop tard. » Le vieux moine qui m’avait dit cela, quand l’adolescent que j’étais s’impatientait de comprendre là où Dieu l’attendait, m’avait prodigieusement agacé, car cela ne m’avançait pas d’un pouce. Il avait pourtant raison : le fruit n’était pas mûr. Je l’ai saisi par la suite, le jour où j’ai compris que j’avais enfin en moi les éléments de mon choix (connaissance de soi et des autres, rencontres, expériences de vie...), et que jamais je ne serais donc plus libre pour choisir. Attendre davantage aurait signifié prendre le risque de laisser pourrir...

2. Ne vous attendez pas à recevoir un appel
Le mot de vocation, qui signifie « appel », peut nous tromper : le discernement, ce n’est pas attendre le coup de fil d’un DRH ! L’appel de Dieu, quel qu’il soit, vient de l’intérieur : chercher à l’entendre, c’est se mettre à l’écoute de l’Esprit saint qui nous habite. Le plus urgent est donc de prendre soin de notre vie spirituelle, de notre vie intérieure, de l’aider à grandir, à prendre plus de place. Cette intériorité n’empêche pas un accompagnement, au contraire : parce que nous vivons du même Esprit, je peux m’aider de l’écoute d’un autre, de sa propre expérience de la vie spirituelle, pour avancer dans la mienne.

3. Cherchez votre « ligne de joie »
J’ai trouvé cette expression dans un roman des années 1950, et je la trouve parlante. Le meilleur critère de discernement d’une vocation, c’est la joie : il s’agit de chercher le lieu où elle pourra nous traverser de part en part. Dieu ne veut pas autre chose pour nous que ce qui nous réalisera pleinement, ce qui nous donnera la « joie parfaite » (Jean 15, 9-11) que promet le Christ. Cela ne veut pas dire que tout est facile ! Car ce qui procure de la joie, c’est toujours de se donner pleinement. Mais attention, se donner n’est pas se gâcher. C’est au contraire offrir ce que j’ai de meilleur, ce que je suis seul à pouvoir offrir.

Les Essentiels La Vie
Propos recueillis par Alexia Vidot publié le 04/04/2018