Dimanche 22 mai : béatification de Pauline Jaricot, missionnaire laïque lyonnaise

Pauline Jaricot fut une missionnaire dans l’âme ! Dotée de cette intuition missionnaire, elle a fondé l’Œuvre de Propagation de la foi et le Rosaire vivant. Ce dimanche 22 mai, à 15h, depuis Eurexpo à Lyon, suivez la célébration présidée par le cardinal Luis Antonio Tagle, préfet de la congrégation pour l’évangélisation des peuples, retransmise en direct sur KTO TV et RCF.


Née à Lyon en 1799, Pauline Jaricot vit les premières années de sa vie dans un milieu aisé. Sa famille, dont le père est un négociant en soie, est très pieuse. Elle mène une vie insouciante. À 17 ans, un sermon de l’abbé Wurtz la change radicalement. Exit la vanité et la vie mondaine, elle troque ses toilettes pour des vêtements d’ouvrier. Elle choisit de ne pas entrer dans un ordre religieux, mais prononce un vœu de chasteté en 1816, en la chapelle Notre-Dame de Fourvière.
Trois ans plus tard, son intuition missionnaire se concrétise avec les fondements de l’Œuvre de la Propagation de la Foi, à l’origine des Œuvres Pontificales Missionnaires. Définitivement fondé en 1820, le principe est de faire connaître et raconter l’action des missionnaires pour favoriser les dons. Des petits groupes de donateurs sont créés afin qu’ils se partagent les récits des missionnaires.
À 27 ans, elle établit également le Rosaire vivant. Elle souhaite ainsi raviver la dévotion mariale, en partageant les dizaines entre des groupes de plusieurs personnes. Ce format du chapelet est tourné autour des quinze mystères de la vie du Christ et de la Vierge. Le Rosaire vivant se propage par plusieurs groupes et permet la communion dans la prière et d’approfondir les Écritures. À sa mort, plus de deux millions de personnes font partie du Rosaire vivant.
Elle est marquée par le contexte d’après la Révolution française, avec une industrialisation galopante, les ouvriers rencontrent des difficultés. L’Église et la catéchèse peinent également. Consciente que l’évangélisation ne peut se faire auprès des ouvriers sans améliorer leurs conditions de travail, elle soutient les canuts blessés, lors des révoltes des années 1830.
Si elle fait acte d’abnégation dans toutes ses démarches, Pauline Jaricot bouscule la vie de l’Église et de ses proches, en son temps. Parfois incomprise, quelques fois escroquée, elle décède dans la misère et l’indifférence générale le 9 janvier 1862.
Une cause de béatification ouverte en 1926
Si le pape François signe en 2020 le décret de béatification, c’est en 1926 que s’ouvre son procès en béatification. Quatre ans plus tôt, l’Œuvre de la Propagation de la Foi est reconnue comme œuvre pontificale par Pie XI.
En 2012, pour les 150 ans de sa mort, le diocèse de Lyon ouvre un jubilé. Cette figure lyonnaise, une nouvelle fois mise en avant, est priée pendant une neuvaine pour intercéder pour la guérison d’une jeune fille plongée dans le coma. Mayline s’en sort et récupère ses capacités. La guérison miraculeuse est reconnue, ouvrant à la béatification de Pauline Jaricot ce dimanche 22 mai 2022. La célébration aura lieu deux cents ans après la création de l’Œuvre de la Propagation de la Foi.



Le site dédié à la béatification de Pauline Jaricot : https://paulinejaricot.opm-france.org/
Retransmissions : https://www.ktotv.com/article/beatification-de-pauline-jaricot

https://rcf.fr/articles/actualite/beatification-de-pauline-jaricot-emissions-speciales-sur-rcf


Source KTO TV