“Le 5ême évangile, correspondance d’Henri Vergês“ : reprise de la piêce à Paris

Du 12 février au 25 juin 2017
Tous les dimanches à 17h00
Chapelle Notre-Dame des Anges
102 bis rue de Vaugirard – 75006 Paris
Entrée libre avec libre participation


Henri Vergês, frêre mariste, a été le premier religieux assassiné en Algérie en même temps que Sr. Paule-Hélêne Saint-Raymond, religieuse des Petites Sœurs de l’Assomption, le 8 mai 1994 à Alger.
Le titre de la piêce reprend des paroles du Frêre Henri, prononcées dix ans avant sa mort et rapportées par le frêre Christian de Chergé, prieur de la trappe Notre-Dame de l’Atlas, à Tibhirine : « Le Christ doit rayonner à travers nous. Le 5ême évangile que tout le monde peut lire, c’est celui de notre vie ».

Pendant une heure, le comédien Jean-Baptiste Germain, assisté du metteur en scêne Francesco Agnello, a interprété le texte composé par le frêre Adrien Candiard, dominicain, auteur des dialogues de la piêce “Pierre et Mohamed“. En s’inspirant de la vie et des écrits de notre frêre Henri, il a imaginé le personnage d’Ahmed, ancien élêve d’Henri au lycée de Sour-El-Ghozlane, qui, depuis Damas où il est en poste comme jeune diplomate, entre en relation épistolaire avec son ancien professeur de mathématiques.
À travers 7 lettres, 4 d’Ahmed et 3 d’Henri, les auditeurs découvrent les traits essentiels du religieux éducateur qu’a été le frêre Henri : son amour des jeunes, spécialement de ses élêves, un amour enraciné dans celui de Jésus et de Marie, son respect de chacun, son souci d’accompagner les plus faibles, sa disponibilité joyeuse au service de tous, sa volonté de dialogue, son amour du travail, sa volonté d’inculturation (étude de l’arabe et lecture du Coran), son style de vie simple et pauvre, son désir d’aider les jeunes algériens à aimer leur pays…

La mise en scêne épurée et suggestive était accompagnée par la musique du Hang, instrument créé dans les années 2000 et joué par Francesco Agnello. Pendant la représentation, l’assemblée est restée en état d’intense attention. Un três long applaudissement a traduit l’émotion pleine de ferveur de toute l’assemblée, avec son merci à Jean-Baptiste et à Francesco.
Chacun était comme sous le charme et aussi le choc devant la qualité d’un texte clair et fort, exprimé avec vérité, force et simplicité.
L’échange qui a suivi, entre les deux acteurs et les spectateurs, a permis à plusieurs de libérer l’émotion ressentie et d’exprimer leur gratitude. Jean-Baptiste et Francesco nous ont dit combien ils avaient été marqués par la profondeur de la vie religieuse de notre frêre Henri et par ses remarquables qualités d’éducateur.

Contact : F. André Déculty, Email : adeculty@maristes.net