Les jeunes religieux et religieuses, missionnaires de la joie


La deuxiême édition de « Brother & Sister Act » rassemblera 700 jeunes religieux et religieuses de toute la France, du 1er au 3 mai 2015, à Antony (Hauts-de-Seine) et à Paris. Sœur Anne-Claire Dangeard, o.p., de la Conférence des Religieux et Religieuses de France (CORREF), en présente les enjeux. Propos recueillis par Chantal Joly.

Pourquoi avoir souhaité reconduire l’initiative de 2012 ? Dans un but interne ou de visibilité médiatique ?

L’objectif est d’offrir aux religieux et religieuses de moins de 40 ans et moins de 10 ans de profession un lieu de dialogue, de priêre et d’écoute entre eux. C’est le cas au cours de leur période de formation, en inter-noviciat ou en juniorat (période des vœux temporaires). Mais ensuite, isolés dans des communautés vieillissantes et engagés dans de petits Instituts de vie apostolique ou monastêres, beaucoup n’ont plus d’occasion de retrouver leurs pairs. Le fait de faire corps à 700 participants à Paris le dimanche permettra aussi un témoignage vis à vis de l’extérieur. Nous sommes là pour dire notre joie dans la vie religieuse.
Quelles ont été les conséquences positives du premier rassemblement ?
Les groupes jeunes de certaines régions ont pu se structurer et être moteurs, notamment pour organiser des événements liés à l’Année de la vie consacrée. Le clip du flashmob réalisé sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame en 2012 a également beaucoup servi pour la pastorale des vocations.

En quoi avez-vous tenu compte de la premiêre expérience ?

Dans l’organisation, nous avons porté une attention particuliêre à ce que les membres du Comité comprennent un délégué du réseau CORREF Jeunes par région, en veillant à la mixité des familles spirituelles comme à la note internationale. En effet, 70% des religieux et religieuses sont étrangers. Nous avons également tenu à nous inscrire dans une ouverture d’Église plus large en faisant héberger les participants dans des familles et des paroisses et en participant à la célébration dominicale à Notre-Dame à laquelle seront invitées ces familles et ces communautés d’accueil.
Comment le thême « Missionnaires de la joie » va-t-il se décliner ?
Cette joie n’est pas forcément démonstrative. Le rayonnement intérieur des jeunes religieux et religieuses se manifeste dans leur maniêre d’être, de se parler, de prier. Le thême avait été décidé avant même la publication de l’exhortation apostolique « La joie de l’Évangile » mais les uns et les autres, interpellés par l’appel du Pape François, désirent partager cette joie de la diversité de leurs vocations et de leurs terrains de mission.

Observez-vous un renouveau des vocations ?

Nous constatons que l’entrée dans la vie religieuse est de plus en plus tardive, que les jeunes qui se posent la question de la vie religieuse sont en attente d’une vie de priêre, d’une vie communautaire et d’une mission qui les motive. Nous sentons également un besoin de visibilité plus important que pour les générations précédentes -l’habit notamment attire. En décembre 2015, une enquête sociologique, qui va être menée auprês de 1200 d’entre eux, nous donnera plus d’éléments pour les connaître.

Source : http://www.eglise.catholique.fr/actualites/dossiers/annee-vie-consacree/392956-les-jeunes-religieux-et-religieuses-missionnaires-de-la-joie/