Lettre encyclique du Souverain Pontife François : Lumen Fidei, La lumiêre de la Foi


 L’accolade des deux Papes ; leur agenouillement côte à côte à Castelgandolfo ; et maintenant une encyclique à quatre mains ! Les médias sont friands de l’inédit… et pourtant cette encyclique est bien dans la veine des deux précédentes consacrées à l’espérance et à la charité. Un même regard profond traverse la Parole de Dieu, les Pères de l’Eglise et tout spécialement saint Augustin, ou encore la philosophie allemande. La continuité est bien la marque de fabrique de ce texte solide dont Benoît XVI avait pratiquement achevé une première rédaction. Avec humilité, le Pape François se ressaisit de ce travail, « ajoutant au texte quelques contributions ultérieures » (n° 7). Le deuxième chapitre porte particulièrement l’empreinte de Joseph Ratzinger : les relations entre foi et vérité, entre foi et raison ont toujours été au cœur de sa pensée.

En quoi cette encyclique peut-elle concerner plus spécialement les religieux et religieuses ? « La lumière de la foi en Jésus éclaire aussi le chemin de tous ceux qui cherchent Dieu » (n° 35). La foi se configure comme une route, se présente comme une lumière sur celle-ci. Elle est l’intelligence toujours plus profonde de la Parole que Dieu nous adresse (n° 36), celle justement que le religieux médite, chaque jour, en son cœur ouvert au dialogue pour y conformer ses actes. C’est à cette condition du reste que la foi « devient lumière pour éclairer tous les rapports sociaux… s’élargit ensuite en chemin fraternel » (n° 54). N’est-ce pas là une voie royale pour la vie religieuse ? Celle-ci se doit d’être médiatrice de lumière pour nos contemporains. Et le Pape de citer les exemples de ces grands témoins que furent saint François d’Assise, attentif aux lépreux, ou de la Bse Mère Teresa toute donnée aux pauvres (n° 57). On retrouve ici l’attention du Pape François pour les périphéries. N’est-ce pas là une préoccupation prioritaire pour la vie religieuse ?