Rome : 3e Congrês européen de la miséricorde et le Jubilé

Le Troisiême Congrês européen de la miséricorde coïncide avec le Jubilé des baptisés qui vivent de la spiritualité de la miséricorde (31 mars-3 avril 2016), explique le P. Chocholski.
Le P. Patrice Chocholski, recteur du sanctuaire d’Ars-sur-Formans (France) et secrétaire des Congrês mondiaux apostoliques de la miséricorde a en effet présenté les congrês continentaux et mondiaux, ce lundi, 18 janvier, au Vatican.


Les congrês mondiaux et continentaux
Il a fait le rappel des congrês mondiaux (WACOM) déjà célébrés, en 2008, au Latran (Vatican), en 2011 à Cracovie-Lagiewniki (Pologne), et en 2014 à Bogota (Colombie) : il dit y avoir ressenti le « grand souffle de l’Amérique latine », également dans la perspective « de la réconciliation nationale grâce à la miséricorde ».
Il résume la conclusion de Bogota : « La miséricorde, c’est l’Eglise en mouvement plus qu’un mouvement dans l’Eglise. »
Le prochain et 4e WACOM sera organisé à Manille (Philippines) les 16-20 janvier 2017, sur le thême de la communion dans la miséricorde et de la mission pour la miséricorde, sous l’égide des Conférences épiscopales des Philippines et de l’Asie.
Le 16 janvier 2017, tous les évêques des Philippines participeront à l’ouverture du Congrês mondial.
Le deuxiême jour, à l’université Saint-Thomas, le Congrês réfléchira à Jésus comme révélation « du cœur miséricordieux du Pêre », et à l’Eglise comme révélation du « visage de la miséricorde ».
Le lendemain, à Batangas, l’Eglise se réfléchira comme une « communauté de personnes graciées et “miséricordiées“ » : « une communauté qui pardonne et témoigne de la miséricorde pour les pauvres ».
A Bulakan, le Congrês se mettra à « l’écoute des cris des pauvres ».
A Bataan, l’Eglise témoignera de son « accueil des réfugiés », notamment du Vietnam.

Le Congrês européen de Rome
Certains congrês continentaux vont arriver à leur 3e édition : Océanie (Samoa), Aparecida (Brésil, pour l’Amérique latine), en juin 2017 ; aux Philippines (Asie), en mars 2016 ; et le congrês européen à Rome (31 mars-4 avril 2016), avec une participation aux événements jubilaires, sous l’égide de plusieurs conférences épiscopale – de France ou d’autres Eglises d’Europe comme la Biélorussie.
La rencontre aura lieu en l’église Sant’Andrea Della Valle (confiée aux pêres Théatins). Le programme prévoit notamment la participation de « témoins de la miséricorde » en Europe, sous forme d’interventions orales et de diapositives.
Le 31 mars prévoit une conférence sur Robert Schuman et « la miséricorde en politique en Europe ».
L’Organisation des Cités de la compassion dans le monde témoignera aussi comment « vivre la miséricorde dans la société » (réfugiés, périphéries).
Le cardinal Walter Kasper évoquera la théologie de la miséricorde.
La rencontre prévoit aussi une expérience qui a été « fédérative » à Bogota : une lectio divina à partir de la miséricorde dans un passage biblique.
Mgr Fisichella conclura la journée.
Même si ce congrês est européen, des délégations du monde entier y participeront, du Nigeria par exemple, qui disent : « Nous voulons voir ce qui se passe en Europe. »
Lundi 4 avril, une rencontre des coordinateurs nationaux et continentaux aura lieu en l’église Santo Spirito in Sassia, sanctuaire de la miséricorde à Rome.

Des musulmans participent aux rencontres
Des musulmans participent aux rencontres, a précisé le P. Chocholski, comme en Indonésie – le plus grand pays musulman du monde – avec une vision interreligieuse : des sikhs, des bouddhistes également. Les musulmans disent, rapporte le P. Chocholski : « Vous nous donnez l’occasion de dire que nous y tenons, à la miséricorde. »
Le P. Chocholski évoque le pêlerinage de Tibirrhine (Algérie) avec l’imam de la région française Rhône-Alpes, Azzedine Gaci, et des jeunes. C’est lors d’une rencontre avec des lycéens français que l’imam a lancé l’idée de partir en pêlerinage, chrétiens, juifs, et musulmans, pour « aller demander la miséricorde là où les moines » trappistes assassinés en 1996 (en mars, ce sera le 20e anniversaire) priaient, et en référence aux écrits de l’un d’eux, Christian de Chergé, sur la priêre du « Kyrie ».
Cette délégation de différentes religions, est arrivée en Algérie en 2007, « avec le soutien du ministêre des Cultes de l’Algérie », et cela eut « un grand écho dans les milieux francophones », précise le P. Chocholski.
Il évoque d’autres rencontres interreligieuses sur la miséricorde, notamment avec des bouddhistes, en Indonésie, en France, avec une grande « fécondité », dit-il.

Source : ZENIT- Photo HSM