Saint Benoît et l’oblature


Si tu passes à proximité d’une abbaye, prends le temps de t’arrêter, rentre, assieds-toi, accorde-toi ce temps de repos, et au cœur du silence, écoute, regarde, laisse-toi faire ; tu découvriras sans doute qu’ici il se passe quelque chose, comme une Présence indéfinissable qui te touche au cœur.

C’est souvent ainsi que va naître en soi le désir d’oblature, qu’il s’agisse d’un coup de foudre ou d’une lente maturation, ce sera toujours un long chemin de conversion.

Être oblat ou oblate d’un monastère bénédictin c’est entendre un appel à suivre le Christ selon l’Esprit de Saint Benoît, tout en vivant ses engagements de laïc dans le monde.

Apprendre à aimer avec ses frères moines (ou moniales) c’est sa façon à lui (ou à elle) d’offrir à Dieu tout ce qu’il est. C’est un appel à aimer, comme Benoît l’a appris aux siens.

Témoin du Christ dans le monde, il apprendra à grandir dans la vie concrète et quotidienne.

En communion avec ses frères moines, son Père Abbé aura déposé entre ses mains le livre des Psaumes, et peu à peu, il aura le souci de se tourner vers le Seigneur, autour de la Parole de Dieu et quelques psaumes, parce que Dieu lui-même est à l’œuvre à travers le cœur qui s’ouvre à lui.

Qu’en cette journée où nous fêtons notre Père Saint Benoît, il nous couvre de sa bénédiction toute paternelle.

Elisabeth Belay, oblate de l’Abbaye de Ligugé
 

A voir sur KTO TV, un très beau documentaire sur l’oblature bénédictine : cliquer ici

Familles Spirituelles 2013