Sainte Faustine jouée au théâtre

Marie Lussignol, comédienne, incarne sainte Faustine dans une piêce écrite par Daniel Facérias et mise en scêne par Mickaël Lonsdale.


Quelle est cette piêce ?
Marie Lussignol : C’est une piêce de théâtre sur la vie d’Hélêne Kowalska – sainte Faustine – écrite en vers par Daniel Facérias, avec de três belles musiques. J’avais déjà eu la joie de collaborer avec lui sur Thérêse d’Avila.

Qui est Hélêne Kowalska – ou Faustine ?
M.L. : Finalement je ne connaissais assez peu Faustine avant de monter la piêce. Daniel [Facérias] a su lui donner du relief et montrer comment à travers sa vie, elle est elle-même figure de miséricorde. Elle me touche beaucoup. Elle-même dit qu’elle n’est qu’instrument, « secrétaire de la miséricorde divine ». Toute sa vie, elle aura été la derniêre roue du carrosse, la « cendrillon de Jésus », comme j’aime la nommer.
Elle est née d’une famille três modeste. Três tôt elle voulait entrer au couvent mais elle ne le pouvait pas car elle n’avait pas l’argent pour la dot, qui était alors nécessaire. Elle a beaucoup souffert, par les moqueries, les critiques… Elle n’a pas été épargnée ! Elle a même eu des tentations de suicide. Elle a brûlé son cahier, détruit les messages. C’est son pêre spirituel, le bienheureux Michel Sopocko, qui lui a ordonné d’écrire son Petit Journal.

Quel combat !
M.L. : C’est ce que j’aime dans ces visages de saints. Comme Jeanne d’Arc, qui voulait s’enfuir avant d’être condamnée à mort, ou la petite Thérêse, qui paraît si lisse alors qu’elle menait tant de combats. A travers ces différentes figures que j’ai interprétées en tant que comédienne, j’ai réalisé à quel point elles étaient humaines… Cela permet de voir la sainteté autrement. Faustine, par sa pauvreté, sa petitesse, quelque part rend la sainteté accessible.

Que penses-tu de l’icône de Jésus miséricordieux ?
M.L. : J’ai toujours été três touchée par le tableau, que je trouve hyper kitsch à la base, mais il y a quelque chose qui va au-delà. Quand Faustine a reçu le message par Jésus de faire peindre un tableau, elle va réveiller une de ses sœurs en pleine nuit : « Jésus m’a demandé de le peindre »… Et quand elle le découvre une fois peint, elle fond en larmes : « comment on arrivera à te peindre tel que tu es vraiment »… Nos moyens humains seront toujours limités, mais ce que j’aime, c’est la façon dont Dieu utilise nos petitesses, nos pauvretés, pour faire passer Sa miséricorde. C’est un tableau plein d’amour ! Moi aussi, en tant que comédienne, je ne suis qu’un instrument dans les mains de Dieu. A notre maniêre nous transmettons nous aussi quelque chose. Le Seigneur est infiniment grand et se sert de l’homme aussi pécheur soit-il pour transmettre sa grâce.

Comment vis-tu cette expérience en tant que comédienne ?
M.L. : Je suis três heureuse de participer à ce projet. Cela interroge beaucoup les autres professionnels – je joue aussi dans du profane -, ils me demandent pourquoi je choisis ce genre de rôle.
Ce qui me marque chez Faustine, c’est l’urgence avec laquelle elle souhaite diffuser au monde l’Amour Miséricordieux du Pêre.
Personnellement, j’ai pu le vivre dans ma vie et je veux le transmettre aux autres. J’ai envie que les autres puissent découvrir ce trésor. C’est une urgence que je fais mienne par le théâtre.

Source : http://blog.jeunes-cathos.fr