"Un moment de vérité" Sr Véronique Margron - Jérôme Cordelier

Abus sexuels dans l’Église, une théologienne s’engage.


Extrait : « Je me suis décidée à écrire non pour enfoncer le glaive plus avant dans l’Église, mais pour proposer des voies afin de sortir de ce désastre. ». Véronique Margron est une voix catholique qui compte et une responsable reconnue de l’institution ecclésiale. Cette appartenance la rend peut-être plus radicale encore dans sa critique d’un système qui a permis tant d’abus sexuels dans l’Église, et qui en a organisé l’impunité. Véronique Margron a été amenée depuis des décennies à recevoir et écouter des victimes d’abus de toutes sortes, et cette expérience donne à son propos une densité humaine unique. De plus, s’engageant en théologienne, elle pousse la réflexion au-delà de la simple critique d’un dysfonctionnement, fût-il gravissime : il s’agit de déceler dans ce qui structure l’Église les racines du mal – et dans ses fondements spirituels les issues possibles d’un relèvement.

Nous avons aimé, en fin d’ouvrage, "les douze travaux de l’Église" qui donne des ouvertures intéressantes pour s’engager dans la réflexion.
La première obligation de l’Église : mettre les victimes au centre
Le deuxième des douze travaux : désacraliser la figure du prêtre
La troisième tâche est alors de déconstruire le « système clérical »
Le quatrième chantier de l’Église, promouvoir la place des femmes
Le cinquième enjeu : transformer la crise en mutation
La sixième nécessité : changer le style de l’Église
La septième obligation : renforcer le dialogue avec la société
Le huitième travail : faire la vérité pour retrouver la confiance
Le neuvième chantier de l’Église : former les prêtres sur les questions affectives
Le dixième impératif : combattre les phénomènes d’emprise
Le onzième travail : revoir l’exercice du pouvoir au sein de l’Église
Le douzième chantier : mettre en actes la « tolérance zéro »

Édition Albin Michel.