Vers la béatification du pêre Marie-Eugêne de l’Enfant Jésus

C’est une journée importante pour le Carmel de France, suite à la promulgation d’un décret autorisant la canonisation d’une carmélite française, Élisabeth de la Trinité, et la béatification d’un carme français, le Pêre Marie-Eugêne de l’Enfant Jésus, fondateur de l’Institut Notre Dame de Vie.


Leurs noms figurent dans la longue liste des décrets de la Congrégation pour la cause des saints, 12 au total, approuvés jeudi soir par le Pape François. Ils sont unis par leur nationalité, leur appartenance au Carmel, mais aussi par la figure de Sainte Thérêse de l’Enfant Jésus.

Jeune carmélite, née prês de Bourges et morte en 1906 à l’âge de 26 ans, aprês une longue agonie, Élisabeth Catez a fait l’expérience fulgurante de la vie trinitaire. Ses biographes la décrivent comme une enfant au tempérament vif, puis comme une jeune fille au caractêre sensible, fascinée par le silence de la priêre. Premier prix de piano, elle a découvert son amour pour Jésus à l’occasion de sa premiêre communion. Poussée par sa soif d’infini, cette grande contemplative a choisi la vie cachée du carmel à Dijon, pour être comme elle disait « la louange de Dieu ».

Depuis son couvent, elle écrivit de nombreuses lettres à sa famille et ses amis, gardant le souci du monde et de l’Église. « Même au milieu du monde, écrivait-elle, on peut écouter Dieu dans le silence d’un cœur qui ne veut être qu’à Lui. » Sa priêre de louange et d’offrande au Dieu Trinité a été traduite en une trentaine de langues. Auteur de quatre traités spirituels et de 125 poésies, souvent comparée à sa contemporaine Thérêse de Lisieux, Elisabeth de la Trinité a été béatifiée par Jean-Paul II en 1984.

Le fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie, Henri Grialou, plus connu sous son nom de religion, Marie-Eugêne de l’Enfant Jésus, est mort en 1967. Prédicateur, directeur spirituel, grand interprête des maitres du carmel, auteur d’une somme de théologie mystique, il s’était donné pour mission de « conduire à Dieu ». Toute ma vie, expliquait-il, a été basée sur la découverte de l’Esprit Saint. Il disait aussi avoir compris la miséricorde : sainte Thérêse de l’Enfant-Jésus en a senti la douceur, j’en sens la puissance.

Fondé en 1932 dans le Vaucluse, l’Institut séculier Notre-Dame de Vie a essaimé sur la terre entiêre. Ses membres, laïcs et prêtres, veulent témoigner du Dieu vivant et le révéler aux hommes de notre temps, pour leur ouvrir dans la vie ordinaire, les chemins de la contemplation et de la sainteté. Les laïcs consacrés partagent leur vie entre oraison et travail. La cause de béatification du pêre Marie Eugêne avait été ouverte en 1984 dans le diocêse d’Avignon. Elle a donc abouti.

Source : http://fr.radiovaticana.va