Vie consacrée : la gestion des biens, pour les pauvres

Nouveau document du dicastêre


La gestion des biens économiques des communautés de consacrés vise au « choix des pauvres », à la suite du Christ. C’est ce que rappelle un nouveau document de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, publié le 6 mars 2018.

Le document « L’économie au service du charisme et de la mission » (Economia a servizio del carisma e della missione), a été présenté à Rome, par le cardinal préfet João Braz de Aviz et Mgr José Rodríguez Carballo, secrétaire du dicastêre.

Le texte, publié par la Librairie éditrice du Vatican, recommande notamment l’institution d’un conseil pour les affaires économiques, un rêglement administratif, la création de commissions sur des questions spécifiques. Ainsi les décisions concernant les biens, a souligné Mgr Carballo, peuvent être assumées par le supérieur général dans un cadre « partagé », « hors d’une logique d’urgence et loin de choix autoréférentiels ».

Les indications prônent des formations qui unissent « la compétence technique » et « la conscience des spécificités de la vie consacrée », afin de garantir que les choix « soient conformes au charisme de l’Institut, à sa mission et au vœu de pauvreté ».

Le thême des pauvres en effet traverse le document car la gestion des biens des consacrés « ne se comprend qu’à la suite du Christ pauvre », qui pousse « au choix des pauvres ». Il s’agit pour les instituts de vivre « une vraie rencontre avec les pauvres » et « un partage qui devient style de vie ».

Mgr Carballo a plaidé pour « une pauvreté communautaire crédible » : « toute communauté dans l’Eglise, qui prétend rester tranquille sans … coopérer avec efficacité pour que les pauvres vivent avec dignité et pour l’inclusion de tous, courra le risque de la dissolution ».

Aux communautés de vie consacrée il est demandé de « ne pas se limiter à identifier les catégories de pauvres » mais à trouver « les façons d’être proches d’eux ». En effet, a insisté l’archevêque, le désir de suivre le Christ « ne peut se contenter d’idées » mais doit se traduire « dans une mentalité … capable de changer le monde », même « de façon cachée et simple ».

Les charismes, a-t-il conclu, ne visent pas à « occuper des espaces de pouvoir » mais naissent « comme réponse aux besoins des plus petits et des plus fragiles ». Vivre de la Providence, qui « reste notre premiêre forme de financement, c’est savoir accueillir ce que Dieu envoie pour notre vie et ouvrir les mains pour le rendre aux pauvres ».

Source : https://fr.zenit.org/