Chers-es amis-es, chers-es consacrés-es
Nous voici au cœur de ce temps pascal au cours duquel toute l’Eglise fait mémoire de la Passion du Christ et de sa Résurrection, temps, où Dieu éveille tout sur son passage (Didier Rimaud).
Le Mystère pascal au cœur de l’humain.
Nous nous unissons de manière toute particulière à tous les catéchumènes qui, plongeant dans ce mystère de mort et de résurrection, reçoivent dans la nuit de Pâques le baptême et revêtent le Christ. Vous êtes nombreuses et nombreux à les avoir accompagnés, à avoir marché à leur rythme pendant des mois, des années. Vous avez été témoins de l’enthousiasme des commencements, de leur recherche, de leur soif insatiable de Dieu, de l’action de l’Esprit dans le cœur et la vie de ces anonymes devenus, au fil du temps, un ami, un frère, une sœur. Au rythme des partages de la Parole de Dieu et de la vie du monde vous avez tissé ensemble un bel ouvrage, signe du Royaume d’un Dieu d’Amour, de tendresse, de justice. Grâce à vous, à de nombreux prêtres et laïcs-ques, l’espace de la Tente s’est élargi. Nous continuons de prier pour ces nouveaux baptisés, la route est longue mais Dieu a ouvert devant eux un passage, espace plein de promesse et d’espérance. Comment ne pas en rendre grâce !
Le Mystère pascal au cœur de notre monde
Comment ne pas pleurer et redoubler de supplications face à la détresse des populations prisonnières des conflits armés, du terrorisme, de groupes criminels organisés, des trafiquants de drogues, du dérèglement climatique… Au cœur de ces mécanismes de destructions, parfois au cœur de champs de ruines, des hommes, des femmes, des enfants se tiennent debout, prient, servent, témoignent que la vie est plus forte que la mort, témoignent que Dieu n’oublie jamais les siens, qu’il a partagé leur sort jusque dans sa passion. De nombreuses communautés religieuses affirment ainsi que la vie est plus forte que la mort, que la lumière pointe à travers les ténèbres et que Dieu ouvre devant nous un passage. Comment ne pas en rendre grâce !
Le Mystère pascal au cœur de nos réalités de Congrégations
Bon nombre de nos instituts traversent des situations obscures où l’impression de marcher dans les ténèbres est parfois plus forte que la lumière qui nous conduit. La tentation serait alors de se lamenter, de pleurer comme Marie-Madeleine au tombeau, de rester nostalgique d’une grandeur passée, de vouloir s’accrocher aux étincelles de vie sans percevoir le feu du Ressuscité qui, déjà, brûle en nous.
Toujours dans la Passion et la douleur, ou encore dans le temps du Samedi Saint et dans le grand silence, demandons la grâce, les uns pour les autres, de discerner les lueurs de Pâques qui réchauffent, orientent, et donnent la vie au-delà de tout ce que nous pourrions imaginer.
Ouvrons nos yeux et nos cœurs pour sortir de notre endormissement et percevoir ce qui jaillit déjà comme éclat de résurrection. Tous ceux qui travaillent à nos côtés sont autant de petites pierres qui balisent notre chemin grâce aux démarches multiples engagées par les uns et les autres, grâce aux ressources multiples déployées pour nous aider, nous soutenir… Par notre ouverture aux autres, Dieu ouvre devant nous un passage. Comment ne pas en rendre grâce !
Voici le temps où Dieu se hâte :
De Sa main Il couvre les eaux,
Il en tire un monde nouveau,
Partout la vie refait surface ! Didier Rimaud
Soeur Ann ALMODOVAR, vice-présidente de la CORREF





