Deux jours de joie, de prière, de réflexions, de retrouvailles, de partage pour les différentes formes de vie consacrée qui étaient conviées à Paris les 6 et 7 septembre dans le cadre de l’année jubilaire ! Un rassemblement inédit dans la capitale qui en a étonné plus d’un, sous le signe de l’espérance et de la paix.
Ils sont venus des quatre coins de l’Hexagone pour se retrouver samedi matin à st Eustache sous un soleil magnifique ! Individuellement, en communauté ou représentant leur institut, la participation à ce rassemblement était une démarche importante en cette rentrée 2025, signe fort de l’année sainte célébrée à Rome. Mais l’invitation avait été faite de pouvoir aussi organiser des rencontres nationales.
Nous avons vécu une grande communion et reçu plein de grâces jubilaires. L’audace du rassemblement nous a emmenés encore plus loin et plus haut que nos projets initiaux. Une participante, membre de l’équipe de pilotage.







Un millier de consacrés qui se « baladent » dans les rues de Paris, les parvis, le métro, cela ne passe pas inaperçu ! Combien de personnes étaient interrogées positivement par ce rassemblement ! Touristes, visiteurs de passages dans les belles églises parisiennes, commerçants, les dialogues se sont engagées et les demandes de prières aussi ! Au-delà de se rassembler entre soi, le défi est tout autre comme le soulignait soeur Véronique Margron, présidente de la CORREF dans son mot d’accueil le samedi matin :
Accueil en l’église Saint Eustache – samedi 6 septembre 2025
Soeur Véronique Margron, présidente de la CORREF
Le jubilé de l’Église en cette année, est là pour nous rappeler que ce dont il s’agit n’est pas d’abord notre avenir, celui de nos communautés, de la vie consacrée. Y compris, et c’est bien légitime, si tout cela nous soucie, nous occupe, nous passionne. Il s’agit de l’avenir de Dieu dans sa présence au monde, vibrante et aimante ; dans sa présence pacifique. De cela nous sommes redevables et responsables, par nos vies, nos présences, la vérité de notre fraternité, nos actes, notre foi, notre prière ardente. Nous sommes dans la vie consacrée pour être des passeurs et comme passeurs amicaux porter l’espérance et un chemin pour la paix. L’espérance qui creuse des puits dans le désert de l’injustice, de la guerre, de la violence, du chagrin, de l’abandon, de toute désolation. L’obstination du compagnonnage, de la fraternité, de l’audace, de l’amitié sans compter.
En communion avec tous les consacrés rassemblés à Paris, le Dicastère pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique a souhaité adresser un message aux participants à travers les mots de sa Préfète, Sœur Simona Brambilla, MC. Lire le message

Christelle Simon, Ordo virginum
Un appel à la mission prophétique rejoint notre vocation de consacrées au cœur du monde :
Porter l’espérance signifie avoir le courage et ne jamais craindre de sortir pour aller où les hommes et les femmes vivent leurs joies et leurs peines, offrir au monde une parole vivante, enracinée dans l’Evangile, porter la Joie au monde.
Lire le message dans son intégralité

Jean-Christian Dhavernas, président de la CNISF
Nous sommes appelés à « expérimenter toute la précarité du provisoire et toute la beauté de l’absolu dans la vie ordinaire », dans les conditions bien concrètes de notre société française traversée par tant de fractures, de violence, de solitude et de belles aspirations aussi !
Oui, c’est notre joie de pèleriner au milieu de tous et avec tous, ancrés dans la prière, pour que cette espérance devienne celle du plus grand nombre.
Lire le message dans son intégralité
Un événement ecclesial national
Trois évêques ont accompagné ce jubilé national : Mgr Emmanuel Tois, évêque auxiliaire du diocèse de Paris et référent de la vie consacrée pour la Conférence des Evêques de France, Mgr Emmanuel de Moulin-Beaufort, ancien pdt de la Conférence de France et archevêque de Reims et Mgr Jean Gardin, religieux spiritain, évêque d’Impfondo au Congo-Brazzaville de 2011 à 2019.
Je ne peux taire le fait que j’ai accueilli avec beaucoup de joie la mission que la Conférence des Evêques de France m’a demandé de remplir en étant l’évêque accompagnateur de la vie religieuse et des instituts séculiers. Dans mon histoire personnelle, la part de l’accompagnement par des religieuses, des religieux et des communautés, accompagnement d’une vocation à laquelle j’ai répondu tardivement, a pesé lourd et si cette histoire ne présente évidemment aucun intérêt ci, je me sens comme tenu de vous dire mon action de grâce, et donc ma joie. Ma joie d’avoir reçu cette mission,
ma joie d’être parmi vous pendant ces deux journées.
A quoi sert la vie consacrée ?
Dans un contexte marqué par les crises, les fractures sociales ou encore la quête de sens et la réflexion de l’engagement, ce rassemblement a souhaité être un témoignage de paix et d’espérance ! La reflexion a été coeur de la rencontre, le samedi après-midi, avec les deux « regards croisés » sur le thème du jubilé, proposés par le père Bruno Cadoré, op et Elena Lasida, Enseignant-chercheur à l’Institut Catholique de Paris, des échanges animés par la journaliste Anne-Bénédicte Hoffner.
« Comment on met en avant et valorise le souffle qui est au cœur de la vie religieuse ? C’est ce souffle qui est à sauver. » « parfois on s’accroche à sauver nos murs et on n’oublie que ce qui est à sauver c’est ce souffle que nous avons reçu en côtoyant nos frères consacrés quand nous sommes rentrés » – « avoir une visée commune et non une coexistence des individualités » – » des personnes aujourd’hui cherchent des modes de vie communautaires
( ex les tiers lieux etc.). Ce ne st pas transmettre le modèle de vie ctaire mais l’expérience que vous vivez de la vie communautaire. Pas un modèle tout fait mais une experience » voilà ce que nous a permis cette vie de mise en commun ». Les gens cherchent des modes de vie plus sobres, plus simples, plus en lien avec la nature. Vous avez une experience à partager. Le célibat : une maniere de vivre la creativité. Le célibat est beaucoup plus accepté aujourd’hui et naturel. Il y a des gens célibataires en dehors de la vie religieuse ». (extrait).
Unis et tous différents
En écho au pape François et avec le Pape Léon XIV, ce rassemblement a voulu rappelé que la vie consacrée est à l’écoute du cri des pauvres, engagée envers les plus vulnérables, au service de ceux qui souffrent portant la voix des oubliés. Unis au Christ dans la diversité des engagements et des vocations, les consacrés sont souvent une présence plus ou moins visibles aux yeux du monde mais comme des petites lumières, par leur prière, leur présence, la vie donnée, ils font corps pour répondre l’espérance de l’Evangile ! Symbole de cette mission évangélique, la réalisation d’une mosaique guidée par soeur Samuelle, mosaïste, le samedi après-midi, dans la basilique du Sactré-Coeur de Montmartre, bondée ! Cette oeuvre a été apportée à l’autel de St Sulpice lors de la messe dominicale, comme signe d’unité et d’offrande !
Que ma prière s’élève comme l’encens…
Cette première journée s’est terminée par l’office des Vêpres avec les Bénédictines de Montmartre suivi d’un temps de veillée festive en l’église saint Pierre de Montmartre !
Qui dit Jubilé du Pèlerinage !
En ce dimanche matin 7 septembre après la célébration des laudes dans divers lieux de la capitale, plusieurs groupes ont déambulé vers l’église Saint Sulpice avec des haltes rythmées par la Parole de Dieu et des temps de méditations sur la vie consacrée et en portant les intentions du monde, là où chaque consacré est enraciné ! Surprise des passants, interpellations curieuses, intentions de prières confiées au détour d’une rue… Se laisser déplacer, interroger, rendre compte de l’espérance, accueillir, prier, écouter l’autre…. Etre pèlerins sur le chemin de la Paix !
Appelés au renoncement
Le démarche jubilaire prend aussi corps dans une célébration eucharistique jubilaire où chacun est à nouveau envoyé par l’Eglise au nom du Christ ! La messe a été célébrée dans cette magnifique église jubilaire qu’est Saint Sulpice, présidée par mgr Emmanuel Tois ! Nombreux sont ceux et celles qui ont rejoint les participants !
« C’est donc bien la suite du Christ, la sequela Christi, qui fonde le renoncement. Renoncer, par amour, dans l’amour, parce que nous savons qu’il nous aime, qu’il nous a aimés « jusqu’au bout », parce que nous voulons répondre par notre amour à cet amour premier. Renoncer, par amour, dans l’amour, pour le suivre. »
Lire l’intégralité de l’homélie de Mgr Emmanuel Tois
Reportage de KTO
Merci au JRI Juan Diego Ortube, de KTO TV, pour le temps passé à nos côtés !
Unis dans la diversité !
D’autres photos sont encore à venir ! Merci à tous les bénévoles, aux équipes de pilotage, CORREF et paroissiales !
Merci à sr Véronique, xavière, Aude B. et Jeanne V.
Retrouvez en attendant de nombreuses photos sur la page Facebook et le compte Instagram de Vie religieuse





























































