Pour poursuivre la mission de l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), dont le mandat a pris fin le lundi 31 août 2026, les évêques de France ont voté, lors de leur dernière Assemblée plénière, la mise en place d’un réseau national d’accompagnants coordonné par une instance indépendante, pour accompagner des personnes victimes de violences sexuelles commises par un clerc ou un laïc missionné par un évêque lorsqu’elles étaient mineures, et qui expriment le souhait de vivre des démarches restauratives.
L’Iniave (Instance nationale indépendante d’accompagnement des victimes dans l’Église) succède à l’Inirr au 1ᵉʳ septembre 2026. Il s’agit d’un organe permanent d’accompagnement vers des démarches restauratives pour les personnes victimes de violences sexuelles commises par un clerc ou un laïc missionné par un évêque quand elles étaient mineures.

Dans la continuité du travail de l’Inirr et des recommandations de la CIASE, l’Iniave constitue, coordonne, forme et supervise un réseau national d’accompagnants salariés ou bénévoles, pour répondre aux demandes de démarches restauratives des personnes victimes. Indépendante, l’Iniave est la garante de la compétence et de l’impartialité des accompagnants : les accompagnants ne rendent compte qu’à cette instance, et non aux évêques.
L’Iniave maintient une contribution financière. Elle est financée par une cotisation obligatoire de tous les diocèses, assurant ainsi la solidarité et la pérennité des moyens
L’Iniave s’inscrit notamment dans le champ de la justice restaurative : elle ne remplace ni la justice étatique, ni la justice canonique (via le TPCN). Les justices étatiques et canoniques sont les seules à même de qualifier juridiquement les faits et de condamner les auteurs vivants ; l’instance proposera d’accompagner les personnes victimes sur un chemin de restauration et d’apaisement.
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